Les autochtones du Canada

Selon statistiques Canada 2016, la population autochtone du Canada est de 1,67 millions de personnes. En 2011, c’est 4,3% de la population totale, et un bel avenir avec un fort poten-tiel de croissance dû à son pourcentage de jeunesse. Elle est formée des Premières Nations, des Métis, et des Inuits.

Au niveau organisationnel, c’est 3,169 Réserves, 617 Bandes, 50 nations et langues. Chacune de ces entités a ses croyances, son histoire et sa langue. 56% vivent en milieu urbain. Les Premières Nations sont présentes dans les 10 Provinces du pays, les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon. Les Inuits vivent dans quatre régions au Nord du Labrador : le Nunatsiavut, le Nunavik, le Nunavut et la région inuvialuite.

La Proclamation Royale de 1763, fondement de leurs droits ancestraux sur les terres et les ressources, devient par la suite, La Loi sur les Indiens. Mue par l’objectif de les ‘’civiliser’’, elle devient plus contraignante et coercitive. Le gouvernement a le droit de contrôler les Indiens qui vi-vent dans les réserves où ils ont été repoussés au cours de l’histoire. Ceci entraine une subor-dination aux priorités gouvernementales aussi bien que des tractations pour des ententes de règlements, de revendications territoriales globales entre l’État et les nations autochtones.


Les récents évènements concernant le droit de passage d’un pipeline en territoire de la na-tion Wet’suwet’en en Colombie- Britannique, est un exemple typique de la situation. Chefs héréditaires et chefs élus par les Conseils de Bandes, selon la loi, se nuisent lorsqu’il s’agit de décisions touchant l’ensemble des Premières Nations. Le gouvernement canadien, freiné par les intérêts économiques, et les pétrolières multinationales, peine dans les négociations con-cernant la souveraineté sur leurs territoires.

Revenons à l’histoire des Alliances entre autochtones et allochtones. Les premières rencontres ont eu lieu au Québec en 1603. Les puissances européennes ont besoin des ‘’amérindiens’’ pour réaliser leur projets du commerce des fourrures, et les autochtones, de l’appui militaire français. Par l’intermédiaire de Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec, une alliance se crée avec les Innus, puis des Micmacs et des Malécites de la région s’y joignent. Ce fut le départ d’une entreprise colonia-le qui a débuté en Nouvelle France, et a perduré au Canada avec la conquête britannique.


Photo by Marco Tjokro on Unsplash


La France a renoncé à son projet d’assimilation et procédé par alliances et traités pour son commerce. Les français peuvent s’établir sur les terres autochtones en échange de l’appui militaire, mais sans que les autochtones cèdent leurs droits sur leurs terres. En 1763, la Proclamation Royale va modifier les ententes. Il y a bien confirmation des droits des amérin-diens sur leurs terres, mais un consentement par traités y est inclus au cas où des ‘sauvages’ voudraient céder leurs terres. Dans ce cas, celles-ci ne pourront être achetées que par le gou-vernement et en son nom. Après les traités de paix et d’amitié, apparaissent les traités terri-toriaux qui serviront à s’approprier le territoire des Premières Nations.

Aujourd’hui, la réalité perpétue cette mainmise du gouvernement d’alors. Le 13 -09-2007, l’Assemblée générale de l’organisation des Nations Unies adopte la Déclaration sur les droits des peuples autoch-tones. Elle déclare le droit à l’égalité et à la liberté de toutes les Nations, grandes ou petites. Son but est de mettre fin au colonialisme sous toutes ses formes. Le Canada fini par donner son accord, mais le chemin rencontre bien des embuches.
D’autres décisions gouvernementales ont marqué les autochtones, je cite : Les pensionnats indiens. Ils ont pour but de détruire l’enfant l’autochtone dans son essence : interdiction de parler sa langue, et de tout ce qui les caractérisent. Ceci est accompagné de violences. L’année 2007 a connu le rapport de la Commission Vérité Réconciliation, suite aux témoignages des victimes. Cette enquête à travers tout le Canada, a abouti sur des recommandations de dédommagements, par le gouvernement et les responsables religieux des institutions où ont vécu les enfants. La résilience a pu commencer pour les victimes.


Au Canada un millier de femmes disparues ou assassinées! Les femmes se sont levées et ont exigé des comptes et des changements dans les corps policiers. Le mouvement ’’Idle no more’’ initié par de jeunes femmes autochtones a été suivi par la population québécoise. Ces dernières années nous voyons des autochtones se relever et prendre en main leur avenir. Ils sont plus instruits, et mieux formés. Certains ont pu être élus au gouvernement. Des projets touristiques invitent à venir vivre des expériences de ‘’reconnaissance.’’


Des PSA ont vécu en proximité à l’île Malitoulin en Ontario ( territoire non cédé), Invitées pour la formation des femmes pour le maintien à domicile des aînés. L’une d’elle a pu as-surer un service d’accompagnement spirituel et fraternel dans un hôpital. Liette Nobert et Léa Trahan qui vivent au Carrefour et Pavillon Providence de Montréal, sont de celles-là. Gisèle Pellerin fait partie du Centre Wampum dont l’objectif est la rencontre autochtones-allochtones. D’autres PSA y ont été présentes dans les années antérieures.
Gisèle Pellerin, psa

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