Conscients, plus que jamais de cette vérité que « Tout est lié », « Tout est fragile » et que « Tout est donné », comme nous l’a si bien expliqué Elena Lasida durant la session de juillet 2025 suivie par plusieurs membres de la Famille de l’Assomption, il convient de continuer la réflexion et l’action dans cette compréhension de l’écologie intégrale que nous enseigne le Pape François dans l’encyclique « Laudato Si ». En effet, nous ne pouvons plus nous faire des illusions dans la matière qui suppose nos relations avec le Créateur, avec les autres humains, avec la nature et avec nous même sous peine de passer à côté. Jésus était libre et disponible pour vivre ces relations dans la paix et la joie. « Il était pleinement présent à chaque être humain et à chaque créature, et il nous a ainsi montré un chemin pour surmonter l’anxiété maladive qui nous rend superficiels, agressifs et consommateurs effrénés. » Laudato Si 226
Mais à quand cet équilibre des relations écologiques ? Chacun de nous y aspire et y travaille à sa façon, certains unissent leurs efforts pour y travailler ensemble.

Par exemple il est heureux d’entendre Sœur Mariotides, Petite Sœur de l’Assomption qui a participé à la COP 30 dite « COP de la Forêt » tenue du 10-21/11/2025 à Belém (Brésil) affirmer que différents groupes ont pu échanger entre eux sur les questions écologiques et éducatives et que, du Sommet des Peuples et du Sommet des Enfants et des adolescents, des conclusions et décisions prises à petites échelles sont porteuses d’expériences des peuples autochtones qui savent vivre dans la forêt sans la détruire mais en préservant les écosystèmes. Ceci donne à conclure sur le ton d’espérance malgré les déséquilibres toujours plus alarmants et des faits météorologiques que l’on confirme causés par le changement climatique. Saurons nous écouter ces peuples autochtones pour apprendre à dialoguer et à inter agir avec la nature ?
Plusieurs pays ne se décident pas encore à quitter définitivement les énergies fossiles pour adopter partout des énergies renouvelables. Certains, comme la France se sont fixé 2035 pour passer progressivement de nucléaire à d’autres énergies. Cfr le journal La Croix du 12 février 2026. Qu’il nous soit permis d’espérer que les objectifs seront respectés et atteints. Il en va du bien-être de tous les êtres vivants dans la Maison commune si chacun prend au sérieux la question de l’écologie intégrale.

Nous aspirons à cette écologie intégrale en accomplissant ce qui est à notre pouvoir sans attendre les grandes décisions provenant de grandes instances. C’est alors une joie d’entendre diverses expériences de nos frères et sœurs à travers le monde lors de nos rencontres en ligne. Personnellement, j’aime lire les récits de ces expériences pour m’en inspirer dans la mesure du possible.
Par exemple ces agriculteurs qui réinventent l’agriculture pour s’adapter aux défis du changement climatique en prenant des initiatives chargées de vie et respectant l’environnement. Ils créent des écosystèmes sur leur ferme pour que vivent plusieurs espèces. Cfr La Croix du 20 février26
De même, quand dans certaines de nos communautés, planter les arbres devient systématique, ailleurs on tient à ramasser les déchets laissés dans les cours de récréation, sur les rues, devant nos maisons, à faire du composte avec les restes alimentaires pour ensuite entretenir le jardin. Quand le réflexe d’économie de l’énergie et de l’eau prend place dans nos vies et que le pauvre est accueilli avec amour dans nos maisons, ce sont de petites gouttes d’eau dans l’océan mais nécessaires.
Avançons donc avec espérance et rendons grâce à Dieu pour tous les petits pas vers une écologie intégrale.
Mathilde Mbakaniaki oa.