Auprès des migrants

Parcours de ma motivation :

Par la curiosité. J’ai regardé plusieurs fois des images de migrants à la télé quand j’étais au collège, je me suis posée toujours des questions : pourquoi ils ont quitté leur pays ? pourquoi ils n’ont pas peur ? J’ai vu que les migrants prenaient le bateau qui est leur seul moyen pour se déplacer, il y avait beaucoup de personnes qui se sont noyées dans la mer au cours de cette migration. De plus comment vivront-ils dans l’autre pays sans rien ? Quoi qu’il en soit, ils doivent encore résister à l’épreuve du danger et quitter leur pays…

Par la compassion. Je n’avais pas encore d’occasion de rencontrer les migrants, ma curiosité demeurait. Je suis vraiment entrée en contact avec eux à partir du jour où j’ai été bénévole AIDA (Aide à l’Insertion des Demandeurs d’Asile), quand j’étais à Lille pour mon stage pendant 6 mois (en 2019). Dans ce service, j’ai commencé à accueillir de nombreux migrants qui viennent d’une trentaine de pays. Dès le début, j’ai eu de la compassion pour eux, j’ai vu l’angoisse sur leur visage, surtout les familles avec les enfants. J’ai fait ce que je pouvais. Je ne peux pas tout faire, je sais que je suis limitée.

Par la foi. C’est ma foi qui fait grandir en moi l’intention de service. Certains migrants quittent leur pays et deviennent des réfugiés. Ils ne peuvent pas créer de richesse, par contre, les pays qui les acceptent doivent dépenser beaucoup d’énergie et de ressources financières.

Je me suis demandé pourquoi les pays européens accueillent de nombreux migrants ? pourquoi il y a autant de bénévoles à leur service ? Est ce qu’ils y gagnent de l’argent ?  Mais non.

J’ai trouvé les réponses dans la Bible : « Quiconque donnera à boire, ne serait-ce qu’un verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, en vérité, je vous le déclare, il ne perdra pas sa récompense. » Mt10 :42

Les migrants sont des personnes, c’est Dieu qui a créé les hommes et les femmes, il aime tout le monde. Oui, ils ont la personnalité humaine. Je dois respecter la création de Dieu, les riches et les pauvres, les bons et moins bons, quoi qu’il en soit. Après cela, j’ai encore plus aimé ce travail qui me donne la joie. Ce temps de maturation de stage m’a aidé à approfondir mon désir parce que je vois le visage de Dieu sur eux.

 « Qu’elle est grande la bonté de Dieu, qui nous a donné de croire ce que nous ne voyons pas » Sain Augustin, Sermon

A mon tour d’accompagner maintenant :

Mon apostolat c’est d’accompagner les mineurs migrants à Tourcoing.

Dès Octobre 2020, après mon engagement par les vœux comme Oblate de l’Assomption, envoyée en mission dans la communauté de Lille, j’ai commencé à accompagner les mineurs migrants à Tourcoing chaque mercredi après-midi. Je suis contente qu’il y ait ce lieu qui accueille les jeunes dans le diocèse de Lille  (tous sont garçons). Un havre de paix pour les migrants mineurs!

Ce que je fais en présent : parler, partager et jouer…

Quand j’y suis arrivée, j’ai visité chaque chambre, pour qu’on puisse se parler, partager. Plutôt j’invite les jeunes à jouer ensemble (le ping-pong, les cartes…)

J’ai reçu beaucoup de joies par les jeunes. Je sentais que les jeunes ont confiance en moi.

Ce qui me frappe par les paroles des Jeunes : un garçon qui m’a raconté sa vie ; alors qu’il racontait son histoire, il n’y avait aucune plainte dans ses yeux, même si, il avait longtemps dormi dans la rue avant de trouver cette maison. Il est satisfait de cette maison, c’est l’essentiel. En plus, j’aime bien leur proposer les questions quand j’ai rencontré chaque jeune, par exemple : Est-ce que tu es en bonne relation avec les autres ? Est-ce qu’il y a des difficultés ? Est- ce que c’était bien passé à l’école ? c’était bien passé ton stage ?

 Le temps de séparation incite à la prière

J’ai prié pour les migrants plus qu’avant, j’ai confiance en Dieu pour les gens qui sont dans la difficulté. Surtout les jeunes sont malades physiquement et moralement.

Il y a des protestants, des catholiques mais la plupart des musulmans parmi les garçons, ils vivent ensemble avec leurs problèmes. Ils sont unis dans cette maison.

Ils m’apportent plus de bonheur et de réconfort spirituel que je ne peux leur apporter par mon service. Merci

Sœur Lili oa

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Editorial

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