La solidarité en temps de confinement à Madagascar

Le virus est arrivé à Madagascar il y 6 semaines. Depuis, 121 cas ont été détectés, aucun n’en est mort, 52 ont été guéris…. La pandémie semble se répandre très doucement et dans des mesures moindres.
Il y a 5 semaines que nous sommes en confinement. Depuis le début, l’Etat a mise en œuvre « le Vatsy Tsinjo », un plan d’urgence social, pour aider les gens à vivre le confinement. Ceux qui en sont les bénéficiaires sont les marchands des rues, les chauffeurs de taxi et de bus et leurs aides, les laveuses de linges, les prostituées, les personnes âgées et tous ceux qui quêtent au jour au jour leur pain quotidien. Ce « Vatsy Tsinjo » consiste à donner des denrées telles que du riz, de l’huile, du sucre, des pois secs. En même temps, l’Etat va attribuer 100 000 Ar (25 euros) pour 25 000 familles des trois régions principales de l’Île qui vivent le confinement partielle : Antananarivo la capitale, Tamatave au nord et ici à Fianarantsoa sur les hauts plateaux. Effectivement, ces trois régions sont les plus touchées par le covid 19. La distribution a déjà débuté.
Il y a aussi beaucoup de solidarité entre les différentes « communautés » vivant ici, par exemple les chinois, les pakistanais, mais aussi l’Eglise calviniste, les musulmans, etc …. Chacun donne sa part.

En communauté nous avons souhaité participer à cet élan de solidarité. Pour cela, nous avons distribué 10 kg de riz à 190 familles bénéficiaires de notre centre, c’est-à-dire les parents des enfants du soutien scolaire et du suivi nutritionnel.

Dans notre quartier comme dans beaucoup d’autres lieux à Madagascar, de nombreuses personnes commencent à souffrir du manque de vivres en raison de la suspension de leurs activités professionnelles. Depuis plusieurs semaines, il n’est possible de travailler que le matin, l’après-midi, le confinement est demandé pour tous. Les petites entreprises peinent à survivre après pour un mois d’inactivité, les vendeuses de fripes et aussi de chaussures n’ont plus le droit de vendre. L’application du confinement n’est pas bénéfique pour les employés du secteur privé. En effet Andry Rajoelina, Le Président, a souligné que l’application de cette mesure dépend en grande partie de la décision du patronat. Certains chefs d’entreprise ne savent pas comment gérer la situation de leurs activités car les transports en commun sont en arrêt et les ouvriers ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail. La production s’en ressent donc beaucoup.
Nous espérons que le virus nous laissera tranquille le plus rapidement possible, afin que la situation économique des plus pauvres ne devienne plus dramatique. Nous avons bon espoir !

Josiane Rasoanoro
Petites Sœurs de l’Assomption
Communauté de Sahalava – Madagascar

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