L’histoire des Sœurs Oblates de l’Assomption en Roumanie

Les sœurs Oblates de l’Assomption sont venues en Roumanie en 1925 à l’invitation de l’évêque greco-catholique Valeriu Traian Frentiu, évêque de l’éparchie d’Oradea, dans l’ouest du pays. La ville de Beius a été choisie comme première implantation et cinq sœurs Oblates ont constitué le noyau de la communauté. Elles se sont impliquées dans l’éducation des jeunes filles dans le lycée Samuil Vulcan en collaboration avec les frères Augustins de l’Assomption qui étaient déjà présents à Beius, et elles ont été sollicitées à prendre en charge  le pensionnat du lycée aussi.

Très vite de nombreuses jeunes filles roumaines ont choisi de rejoindre les sœurs en optant pour la vie religieuse assomptionniste et ainsi un noviciat a été institué dans la ville de Beius. Le nombre croissant des sœurs a permis l’ouverture d’autres communautés en Roumanie : à Tomnatic, Cluj-Napoca, Bucarest.

Mais, en 1948, l’ascension des communistes au pouvoir a eu comme conséquence la suppression de tous les ordres religieux. Les sœurs étrangères ont dû quitter la Roumanie et les sœurs roumaines ont été forcées de se disperser. Certaines d’entre elles ont rejoint leurs familles, d’autres se sont groupées à trois-quatre dans des petits appartements où elles ont continué à mener une vie religieuse en cachette. Elles participaient très tôt le matin aux messes dans les églises de la ville et après les prières elles allaient à  leur travail. D’autres sœurs ont été emprisonnées parce qu’elles n’acceptaient pas l’idéologie communiste et ont subi des années et des années de prison dure. Par exemple sœur Josépha Erdes, de pie mémoire, a subi sept ans de prison sans avoir été jugée et condamnée, seulement parce qu’elle avait permis la célébration de la Messe dans son cabinet d’infirmière.  

Les sœurs qui n’ont pas subi de prison ont été poursuivies, traquées, surveillées partout où elles allaient car elles étaient considérées les ennemies du régime et les espions du Vatican.

Mais la volonté de Dieu était que la congrégation renaisse en Roumanie par sœur Josépha et dans le rite latin. En 1986 sœur Josépha a eu le courage de commencer à former à la vie religieuse sa nièce, Angela Bitiusca. Petit à petit un groupe de cinq jeunes filles s’est formé autour d’elle. Sœur Josépha les réunissait une fois par mois, d’abord dans son appartement de Bucarest puis, à Bacau où son frère, le père Stefan Erdes, était doyen. C’est ainsi qu’un mois avant la chute du communisme, le 21 novembre 1989, un groupe de cinq novices faisaient leurs premiers vœux en cachette et un autre groupe de neuf jeune filles commençait le noviciat.

Le 25 décembre 1989, le dictateur Ceausescu était jugé et condamné à mort avec sa femme.

La liberté a couté notre pays presque deux milles vies. Le régime démocratique instauré a permis la renaissance des ordres religieux et une multitude de jeunes ont choisi la vie consacrée. Des monastères et des églises ont été construits et pour une certaine période la vie spirituelle de la population a connu la floraison. Beaucoup de congrégations sont venues en Roumanie pour partager leur spiritualité et pour recruter de nouveaux membres.

Après 1989, notre congrégation a ouvert plusieurs communautés en Roumanie. Certaines continuent aujourd’hui encore leur mission, d’autres ont été fermées.

En 2025 nous avons fêté le jubilé de 100 ans de présence des Sœurs Oblates de l’Assomption dans notre pays. Différentes manifestations ont été organisées pendant une année, entre septembre 2024 et septembre 2025 : Messes commémoratives, soirées de prières, projection de films, pèlerinage à Beius où a eu lieu la première implantation des Sœurs Oblates, et à Oradea où nous avons une communauté de 4 sœurs intégrées dans le rite gréco-catholique. Le jubilé a été clôturé le 7 septembre 2025 dans notre communauté d’Izvoare (Bacau). Le nonce apostolique de Roumanie, Msg. Giampiero Gloder, était présent et de nombreux prêtres, membres de nos familles et amis des Oblates. Nous avons eu l’occasion de renouveler l’offrande de nos vies à Dieu et nous avons remercié le Seigneur pour sa bonté et sa miséricorde envers notre Congrégation.  

Aujourd’hui les Sœurs Oblates sont présentes en Roumanie en cinq communautés répandues à travers le pays, totalisant un nombre de 26 sœurs. Notre apostolat est divers et nous servons autant les enfants abandonnés, que les personnes âgées se trouvant dans des centres, et aussi les malades des hôpitaux. Nous rendons grâce à Dieu pour sa bienveillance envers nous et nous prions la Vierge Marie d’intercéder pour chacune de nos sœurs et pour toutes les sœurs de la Congrégation, manifestant notre reconnaissance par nos paroles et actions.

                                                                                                                              Sr Elisabeta Balint OA

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Editorial

Aspirants à une écologie intégrale

Conscients, plus que jamais de cette vérité que « Tout est lié », « Tout est fragile » et que « Tout est donné », comme nous l’a si bien expliqué

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