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L’enfant engendre de la joie

Lorsqu’il vient au monde, l’enfant engendre de la joie, de l’amour dans la famille qui l’accueille. Il suscite un émerveillement concrétisé par les « félicitations » adressées aux parents. En latin, felicitare veut dire « rendre heureux », et felicitas signifie à la fois bonheur et chance. En félicitant les parents d’un enfant, nous nous joignons à leur joie et leur bonheur, mais au-delà c’est aussi une reconnaissance de l’enfant comme celui qui va prendre part à la construction d’un monde meilleur, celui qui va perpétuer les valeurs de la communauté humaine. L’enfant évoque l’a-venir meilleur dont lui-même rêvera dès qu’il commencera à grandir.

Lors d’une rencontre avec des enfants de familles d’immigrés à l’école Notre-Dame, Reine des Anges (Harlem) en 2015, le Pape François leur a dit : « Chers enfants, vous avez le droit de rêver et je suis très heureux que vous puissiez trouver dans cette école, chez vos amis, chez vos enseignants cet appui nécessaire pour pouvoir le faire. Là où il y a des rêves, là où il y a de la joie, il y a toujours Jésus. Car Jésus est joie et il veut nous aider pour que cette joie se maintienne tous les jours. ». L’évangile de Saint Marc rapporte que quand les disciples de Jésus ont un jour écarté vivement des gens qui voulaient lui présenter leurs enfants, Celui-ci s’est fâché et leur a dit : « Laissez venir à moi les enfants » ; puis il les embrassait et les bénissait (Cf. Mc 10, 13-16). Même si les évangiles ne le rapportent pas, on peut facilement imaginer que Jésus avait de nombreux amis parmi les enfants avec qui les échanges étaient bien animés ! Ils aimaient le suivre et lui parler parce qu’ils se savaient aimés et protégés par lui.

En rêvant avec l’enfant d’un monde meilleur à venir, la communauté humaine a la mission de rendre meilleur le monde présent pour lui offrir un cadre propice à son épanouissement, à ses rêves, au développement de ses capacités pour atteindre sa pleine stature humaine… Les enfants doivent être aimés, éduqués, pouvoir vivre dans la paix etc…

Malheureusement, dans les différentes crises que traverse notre monde, les enfants sont les premières victimes. Certains sont contraints de quitter leurs propres pays, parfois de voyager seuls dans des conditions d’extrême précarité, devenant ainsi des proies faciles pour les trafiquants d’êtres humains. Ils sont aussi nombreux les enfants qui n’ont pas accès à l’éducation et sont enrôlés dans différents conflits et guerres. Aussi, nous ne pouvons ignorer le fait que la pandémie de la covid 19 a accru le niveau de précarité de millions d’enfants à travers le monde. Au sein de l’Eglise catholique, nous sommes meurtris par les abus sexuels sur mineurs et leurs graves conséquences sur des vies innocentes.

Nous familles religieuses de l’Assomption à travers leurs charismes respectifs sont engagées dans le « prendre soin » des enfants par « une éducation intégrale, intégrante mais surtout libératrice » selon l’expression de Mgr Francesco Follo, Observateur permanent du Saint Siège auprès de l’UNESCO.

« Les enfants sont l’espérance ». C’est le titre d’un livre du Pape François, une compilation de dessins que des enfants des quatre coins du monde lui ont fait cadeau. Si les enfants sont l’espérance, il est alors important et urgent de prendre toutes les dispositions nécessaires en faveur du développement harmonieux de leurs aptitudes physiques, morales, intellectuelles… L’éducation et la protection des enfants doivent nous unir « comme témoins de l’amour de Dieu pour les plus petits et sans défense » selon notre Pape François.

Viviane Mikaela Sawadogo, RA

Photo by Yannis H on Unsplash

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