{"id":461,"date":"2019-11-08T09:14:48","date_gmt":"2019-11-08T09:14:48","guid":{"rendered":"https:\/\/jpic-assumpta.org\/?p=461"},"modified":"2020-01-28T09:15:02","modified_gmt":"2020-01-28T09:15:02","slug":"qui-sommes-nous-et-que-sommes-nous-appeles-a-devenir-pour-plus-de-vie-dans-la-creation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jpic-assumpta.org\/index.php\/2019\/11\/08\/qui-sommes-nous-et-que-sommes-nous-appeles-a-devenir-pour-plus-de-vie-dans-la-creation\/","title":{"rendered":"Qui sommes-nous et que sommes-nous appel\u00e9s \u00e0 devenir pour plus de vie dans la cr\u00e9ation?"},"content":{"rendered":"\n<p>La crise \u00e9cologique est aussi une crise morale qui nous invite \u00e0 \u00ab&nbsp;renaitre et grandir&nbsp;\u00bb dans une nouvelle mani\u00e8re d\u2019\u00eatre en relation avec tous les \u00eatres humains et les non humains. C\u2019est pourquoi le Pape insiste sur la conversion \u00e9cologique, c\u2019est-\u00e0-dire sur cette transformation int\u00e9rieure qui nous fait choisir une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre pacifique et douce dans notre Maison commune. Autrement dit, il s\u2019agit de faire de l\u2019\u00e9cologie, d\u2019abord une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre alli\u00e9e \u00e0 une mani\u00e8re de faire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>L\u2019\u00e9thique des vertus a formul\u00e9 trois questions sur lesquelles elle fonde son approche. \u00ab&nbsp;Qui suis-je&nbsp;?&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;qui devrais-je devenir&nbsp;?&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;comment dois-je y arriver&nbsp;?&nbsp;\u00bb Ces trois questions nous ram\u00e8nent \u00e0 l\u2019identit\u00e9 et comme le dit Richard Niebuhr&nbsp;: \u00ab&nbsp;Derri\u00e8re les questions de l\u2019agir, il y a celles de l\u2019interpr\u00e9tation et de l\u2019identit\u00e9. Qui nous sommes et comment nous interpr\u00e9tons ce qui se passe d\u00e9terminera ce que nous pensons devoir \u00eatre.&nbsp;\u00bb Les actions anthropiques d\u00e9gradantes de la cr\u00e9ation nous ram\u00e8nent \u00e0 ces questions pos\u00e9es par l\u2019\u00e9thique des vertus, mais plus profond\u00e9ment, elles touchent aujourd\u2019hui \u00e0 la question du sens dans le contexte d\u2019urgence \u00e9cologique. Nous pouvons donc nous interroger sur la mani\u00e8re dont la cr\u00e9ation tout enti\u00e8re est prise en compte dans notre qu\u00eate de sens existentiel, notre recherche de bien-\u00eatre. Que signifie pour nous \u00eatre bien, vivre bien&nbsp;? Comme le demande Pierre Rabbi&nbsp;: \u00ab&nbsp;une existence accomplie se mesure-t-elle \u00e0 la r\u00e9ussite \u00e9conomique, politique, ou autre&nbsp;? L\u2019on constate que les choix \u00e9conomiques et politiques de ces derni\u00e8res d\u00e9cennies qui ont clam\u00e9 \u00eatre en faveur du d\u00e9veloppement ont non seulement favoris\u00e9 des injustices de toutes sortes, mais ont aussi contribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9t\u00e9rioration de notre Terre-M\u00e8re.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Que sommes-nous appel\u00e9s \u00e0 devenir pour que cette Terre-m\u00e8re ne g\u00e9misse plus de douleur du fait de la souffrance que nous lui infligeons&nbsp;? Il est vrai que nous sommes dans un monde globalis\u00e9 o\u00f9 il y a une certaine tendance \u00e0 l\u2019uniformisation culturelle que le d\u00e9veloppement des techniques de communications favorise fortement. Toutefois, dans le domaine de la crise \u00e9cologique, il est plus que jamais imp\u00e9rieux de nous mettre \u00e0 l\u2019\u00e9cole des sagesses culturelles traditionnelles. Elles nous offrent des ressources pertinentes et c\u2019est pourquoi le Pape Fran\u00e7ois insiste sur la prise en compte de ce patrimoine culturel dans la recherche des solutions \u00e9cologiques dans la crise actuelle&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a, avec le patrimoine naturel, un patrimoine historique, artistique et culturel\u2026 Voil\u00e0 pourquoi l\u2019\u00e9cologie suppose aussi la pr\u00e9servation des richesses culturelles de l\u2019humanit\u00e9 au sens le plus large du terme. D\u2019une mani\u00e8re plus directe, elle exige qu\u2019on fasse attention aux cultures locales, lorsqu\u2019on analyse les questions en rapport avec l\u2019environnement, en faisant dialoguer le langage scientifique et technique avec le langage populaire. C\u2019est la culture, non seulement dans le sens des monuments du pass\u00e9 mais surtout dans son sens vivant, dynamique et participatif, qui ne peut pas \u00eatre exclue lorsqu\u2019on repense la relation de l\u2019\u00eatre humain avec l\u2019environnement.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>L\u2019organisation d\u2019un synode sur l\u2019Amazonie manifeste l\u2019engagement de l\u2019Eglise \u00e0 \u00eatre l\u2019alli\u00e9e des peuples autochtones mais aussi son d\u00e9sir de se mettre \u00e0 l\u2019\u00e9coute de la sagesse d\u2019autres traditions culturelles pouvant inspirer de nouveaux chemins face aux d\u00e9fis \u00e9cologiques. En exemple, deux paradigmes respectivement en Amazonie et en Afrique traditionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Le \u00ab&nbsp;bien vivre&nbsp;\u00bb en Amazonie.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Nous voulons toutes et tous vivre bien, vivre heureux. Qu\u2019est-ce que cela veut dire&nbsp;? Que nous voulons acc\u00e9der \u00e0 la \u00ab&nbsp;vie en abondance&nbsp;\u00bb (cf. Jn 10, 10). Cette vie pleine en Dieu est don au sein de la Cr\u00e9ation et se manifeste par la diversit\u00e9 et l\u2019harmonie entre les \u00e9l\u00e9ments de la nature. L\u2019instrumentum laboris du Synode pour l\u2019Amazonie est \u00e9clairant sur la mani\u00e8re dont les peuples autochtones amazoniens se repr\u00e9sentent le sens de cette \u00ab&nbsp;vie pleine&nbsp;\u00bb. La recherche de cette vie en abondance se fonde sur le lien harmonieux qui trace le chemin concret d\u2019un \u00ab&nbsp;vivre bien&nbsp;\u00bb&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il s\u2019agit de vivre en harmonie avec soi-m\u00eame, avec la nature, avec les \u00eatres humains et avec l\u2019\u00eatre supr\u00eame, car il existe une interrelation entre tous les \u00e9l\u00e9ments du cosmos, o\u00f9 personne n\u2019exclut personne et dans lequel il est possible de forger entre tous un projet de vie en pl\u00e9nitude&nbsp;\u00bb . Pour ces peuples, le sens existentiel prend racine dans une perception de la vie consid\u00e9r\u00e9e comme un cheminement communautaire o\u00f9 t\u00e2ches et responsabilit\u00e9s sont ordonn\u00e9es au bien commun. L\u2019individu se comprend dans ce lien qui le rattache \u00e0 sa communaut\u00e9, \u00e0 son territoire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>\u00ab&nbsp;L\u2019int\u00e9gration de la cr\u00e9ation, de la vie consid\u00e9r\u00e9e comme un tout qui embrasse toute l\u2019existence, est la base de la culture traditionnelle qui se transmet de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 travers l\u2019\u00e9coute de la sagesse ancestrale, r\u00e9serve vivante de la spiritualit\u00e9 et de la culture autochtone. Cette sagesse inspire la sauvegarde et le respect de la cr\u00e9ation, en ayant une conscience claire de ses limites et en interdisant les abus. Abuser de la nature, c\u2019est abuser des anc\u00eatres, des fr\u00e8res et s\u0153urs, de la cr\u00e9ation et du Cr\u00e9ateur, en hypoth\u00e9quant le futur.&nbsp;\u00bb En somme, \u00ab&nbsp;Bien vivre&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;bien agir&nbsp;\u00bb sont les modes de vie des peuples amazoniens.<br>Les conceptions amazoniennes (et aussi la vision chr\u00e9tienne. Cf. Les b\u00e9atitudes&nbsp;: Mt 5, 3-12) du vivre bien sont mises en crise par l\u2019individualisme, le consum\u00e9risme, la culture du d\u00e9chet et l\u2019idol\u00e2trie de l\u2019argent (cf. Evangelii Gaudium 54-55). La repr\u00e9sentation amazonienne du vivre heureux nous rappelle qu\u2019il n\u2019y a pas de bonheur possible si les moyens employ\u00e9s pour y arriver excluent autrui (humains et non humains) et n\u2019int\u00e8grent pas le souci de l\u2019harmonie dans notre Maison commune.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Etre-chose-d\u2019autrui-de-Dieu en Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p><br>Il y a une proximit\u00e9 entre la perception amazonienne de la relation de l\u2019homme \u00e0 la nature et l\u2019 \u00ab&nbsp;\u00e9cologie traditionnelle africaine&nbsp;\u00bb&nbsp;; en Afrique \u00e9galement, les formes traditionnelles de la repr\u00e9sentation du cosmos sont ancr\u00e9es dans une rationalit\u00e9 holistique qui entretient une interd\u00e9pendance entre Dieu, les anc\u00eatres, les \u00eatres humains et les \u00eatres non humains&nbsp;: \u00ab&nbsp;L\u2019Afrique appr\u00e9hende les choses dans leur globalit\u00e9 interactive sur tous les registres, environnement et soci\u00e9t\u00e9, visible et invisible, naturel et surnaturel, etc\u2026&nbsp;\u00bb Toutefois, Dieu occupe le sommet de cette interaction mais comme dit Evariste Kabemba&nbsp;: \u00ab&nbsp;Chaque partenaire sort de lui-m\u00eame pour entrer dans le jeu de l\u2019autre.&nbsp;\u00bb C\u2019est cette interaction qu\u2019une des langues parl\u00e9es au Congo D\u00e9mocratique Ciluba (ou Tshiluba) appelle \u00ab&nbsp;Bende&nbsp;\u00bb signifiant que tout homme est \u00ab&nbsp;homme d\u2019autrui&nbsp;\u00bb (muntu wa Bende) ou plus sp\u00e9cifiquement \u00ab&nbsp;homme d\u2019autrui de Dieu&nbsp;\u00bb (muntu wa Bende wa Mvidi Mukulu) . Non seulement l\u2019homme, mais aussi toute chose est vue comme chose-d\u2019Autrui-de-Dieu. En somme, \u00ab&nbsp;ni l\u2019homme, ni la chose, ni m\u00eame le cosmos, rien ne s\u2019appartient, tout appartient \u00e0 Dieu\u2026 C\u2019est toute une \u00e9thique altruiste, respectueuse de l\u2019autre (animal, homme, monde) qui se met en place.&nbsp;\u00bb Aux questions que l\u2019\u00e9thique des vertus pose (qui suis-je, que suis-je appel\u00e9 \u00e0 devenir, quels moyens) une telle repr\u00e9sentation r\u00e9pond&nbsp;: \u00ab&nbsp;je suis chose-d\u2019autrui-de-Dieu appel\u00e9e \u00e0 le devenir davantage par une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre au sein d\u2019une chaine de relations qui favorisent l\u2019harmonie du Tout&nbsp;\u00bb. Cette mani\u00e8re d\u2019\u00eatre se concr\u00e9tise par des vertus telles que sobri\u00e9t\u00e9-simplicit\u00e9, justice-solidarit\u00e9-partage, gratitude-tendresse etc\u2026 Notons qu\u2019en Afrique, les \u00e9tapes clef de la vie (Naissance, passage \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, mariage et mort) sont accompagn\u00e9es par des rituels qui sont des expressions de cette connectivit\u00e9 avec la nature. Ces rituels ont pour objectif de forger en l\u2019individu non seulement l\u2019importance du respect et de la protection de la nature, mais \u00e9galement celle de la s\u0153ur, du fr\u00e8re. Nous sommes l\u00e0 en pr\u00e9sence d\u2019une \u00e9cologie int\u00e9grale. \u00ab&nbsp;Le milieu naturel d\u00e9termine les attitudes profondes, les croyances, les comportements et les pratiques sociales, le mode de vie et les syst\u00e8mes de penser et les repr\u00e9sentations mentales des individus et des groupes sociaux qui fournissent\u2026 un id\u00e9al ou un arch\u00e9type de ce que signifie la vie, qui s\u2019articule autour de la nature et la soci\u00e9t\u00e9.&nbsp;\u00bb<br>Si nous acceptons l\u2019\u00e9ducation comme pouvant \u00eatre un terreau de la conversion \u00e9cologique, il nous faut envisager l\u2019\u00e9ducation \u00e9cologique comme d\u00e9passant d\u00e9sormais le cadre de l\u2019information scientifique, \u00e9conomique, politique et m\u00eame de l\u2019information th\u00e9ologique. L\u2019enjeu d\u2019une telle \u00e9ducation est de conduire l\u2019individu dans une exp\u00e9rience transformante qui introduit \u00e0 de nouvelles voies d\u2019auto-perception aussi bien qu\u2019\u00e0 une vision holiste du monde, de l\u2019espace et du temps. Une telle exp\u00e9rience tient ensemble la d\u00e9fense de la terre et celle de la vie car la d\u00e9fense de la terre n\u2019est rien d\u2019autre que la d\u00e9fense de la vie&nbsp;; c\u2019est le principe \u00e9vang\u00e9lique de la d\u00e9fense de la dignit\u00e9 humaine, particuli\u00e8rement de celle des pauvres. L\u2019on comprend d\u00e8s lors pourquoi le document final du Synode sur l\u2019Amazonie voit l\u2019\u00e9cologie int\u00e9grale comme la seule voie possible pour prot\u00e9ger cette vie donn\u00e9e en abondance par le Cr\u00e9ateur\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong><em>\u00ab&nbsp;\u2026 Les choses cr\u00e9\u00e9es sont faites pour l\u2019homme en vue de Dieu. Ce n\u2019est pas pour que l\u2019homme en use et en abuse \u00e0 son gr\u00e9, pour qu\u2019il se les approprie, qu\u2019il en fasse son plaisir et sa fin en ce monde&nbsp;; mais c\u2019est pour qu\u2019elles servent \u00e0 une fin plus \u00e9lev\u00e9e, qu\u2019elles conduisent l\u2019homme \u00e0 Dieu.&nbsp;\u00bb<\/em><\/strong>&nbsp;Sainte Marie-Eug\u00e9nie de J\u00e9sus (8 Ao\u00fbt 1880.)&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><br>Viviane Sawadogo, ra.<br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><br>(1)\u00ab&nbsp;Plut\u00f4t que d\u2019examiner les actions et de se demander si nous devrions les ex\u00e9cuter ou non, les \u00e9thiciens de la vertu estiment que nous devons fixer des objectifs pour le type de personne que nous sommes appel\u00e9s \u00e0 devenir. Ainsi, dans la mesure o\u00f9 nous examinons nos vies et cherchons les moyens de nous am\u00e9liorer pour l\u2019\u00e9panouissement moral de notre monde, nous nous engageons dans une \u00e9thique de la vertu&nbsp;\u00bb Daniel J. Harrington, sj &amp; James F. Keenan, sj, Paul and Virtue Ethics. Building Bridges between New Testament studies and Moral Theology, Maryland, Rowman &amp; Littlefield Publishers, 2010, p. 4.<br>(2)Cf. H Richard Niebuhr, The responsible Self&nbsp;: An Essay in Christian Moral Philosophy, New York, Harper&amp; Row, 1963. Cit\u00e9 par Williams Spohn, J\u00e9sus et l\u2019\u00e9thique&nbsp;: \u00ab&nbsp;Va et fais de m\u00eame&nbsp;!&nbsp;\u00bb op. cit., p. 12.<br>(3)Pierre Rabhi, Vers la sobri\u00e9t\u00e9 heureuse, Ed. Actes du Sud, 2010, p. 90<br>(4)Pape Fran\u00e7ois, Encyclique Laudato si\u2019,2015, n\u00b0143<br>(5)Voir l\u2019Instrumentum laboris de l\u2019Assembl\u00e9e Sp\u00e9ciale du Synode des \u00c9v\u00eaques pour l\u2019Amazonie.<br>(6) Instrumentum laboris de l\u2019Assembl\u00e9e Sp\u00e9ciale du Synode des \u00c9v\u00eaques pour l\u2019Amazonie.<br>(7)Th\u00e9odore Nzamba Diba Pombo, Enjeux de la d\u00e9gradation de l\u2019environnement en Afrique Crise \u00e9cologique et conception n\u00e9gro-africaine de la vie. Approches \u00e9thique et th\u00e9ologique, p. 8.<br>(8) Evariste Kabemba, \u00ab&nbsp;Cr\u00e9ation, \u00e9cologie et justice g\u00e9n\u00e9rationnelle&nbsp;\u00bb, dans TELEMA n\u00b02\/09 Juillet-D\u00e9cembre 2009, p. 75<br>(9) Je m\u2019appuie ici sur l\u2019article d\u2019Evariste Kabemba d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9.<br>(10) Evariste Kabemba, \u00ab&nbsp;Cr\u00e9ation, \u00e9cologie et justice g\u00e9n\u00e9rationnelle&nbsp;\u00bb, p. 76<br>(11) Th\u00e9odore Nzamba Diba Pombo, Enjeux de la d\u00e9gradation de l\u2019environnement en Afrique Crise \u00e9cologique et conception n\u00e9gro-africaine de la vie. Approches \u00e9thique et th\u00e9ologique, p. 8.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La crise \u00e9cologique est aussi une crise morale qui nous invite \u00e0 \u00ab&nbsp;renaitre et grandir&nbsp;\u00bb dans une nouvelle mani\u00e8re d\u2019\u00eatre en relation avec tous les \u00eatres humains et les non humains. 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