C comme Coronavirus, comme Crise, comme Confinement mais aussi comme Charité.

Une expérience à l’échelle individuelle et planétaire… inédite !
Le 16 mars 2020, le temps s’est arrêté, un grand silence est tombé brutalement sur la France, laissant les sans-abris seuls, hébétés sur le trottoir.


Dans les médias et les conversations nous ne parlons plus que de cela l Toute notre vie passe par le spectre du Covid-19. Nous nous sentons à la fois seuls et unis.


Rapidement, et de partout, les initiatives ont surgi, accompagnées de beaucoup de générosité. Chacun là où il est, avec ce qu’il est, organise le confinement, réfléchit à mettre en œuvre des actions, aide les plus fragiles et les plus démunis, partage ce qu’il peut.


L’Eglise propose différents services pour prier, expliquer, accompagner. Le diocèse de Paris s’est joint à la mairie pour organiser 30 points de distribution de repas aux sans-abris sept jours sur sept. 1000 personnes se sont proposées pour servir bénévolement. Les équipes enseignantes mettent beaucoup d’énergie pour produire et transmettre leurs cours aux élèves.


Les informations télévisées donnent des points d’actualités mais relaie aussi des témoignages de générosité et de belles expériences. Les journaux chrétiens se sont emparés du sujet et le traitent sous divers aspects, économique, spirituel, médical. Ils revisitent de nombreux sujets sous l’éclairage de la pandémie : civisme, humour, deuil, solitude…
Beaucoup de lieux culturels mettent en ligne gratuitement des vidéos de musique et de découverte de monuments pour permettre à chacun de passer le temps agréablement.


Les entreprises ont mis en place massivement le télétravail et les salariés sensibles à la nécessité de sortir de cette crise demeurent fidèles au poste.
« Les salariés de l’ombre », peu rémunérés, éboueurs, femmes de ménage, caissiers, livreurs… poursuivent leur travail par civisme et reçoivent enfin un peu de reconnaissance.


Les citoyens inventent à leur échelle la solidarité : affiches dans les halls immeubles, courses pour les voisins, rendez-vous aux fenêtres à 20h pour applaudir et remercier le personnel soignant…


Chacun s’organise au mieux mais :
Ceux qui n’ont pas de matériel informatique et de connexion internet sont à nouveau exclus.
Ceux qui travaillent au noir se retrouvent du jour au lendemain sans aucun revenu.
En l’absence de messe, ceux qui sont seuls, ressentent plus durement la solitude spirituelle.
Ceux qui ne maitrisent pas le français n’osent plus sortir, car ils ne peuvent pas rédiger leur « Attestation de Sortie ».


Les enfants qui n’ont pas de parents susceptibles de les aider à faire leurs devoirs scolaires risquent de rester « au bord du chemin ».
Les familles vivant dans des logements exigus et insalubres doivent supporter encore plus la promiscuité.


Des polémiques émergent au sein du gouvernement et du milieu médical sur la manière de gérer la crise. Les luttes de pouvoirs et les intérêts économiques ne demandent qu’à resurgir.


Nous sommes conscients qu’il y aura un avant et un après. Beaucoup espèrent que cette expérience de fragilité et d’interdépendance change radicalement les paradigmes de la mondialisation. Des voix s’élèvent pour que « le lien entre écologie et social devienne au sens fort un enjeu d’investissement démocratique, de santé publique et d’égalité des chances » LA CROIX L’HEBDO page 35 du 05/04/20 (Lucile Schmid)


Agnès David, psa

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